... datée 1987 :
Le portable des années 1900, l'e-mail avant la lettre, c'est la carte postale. D'un coût modique, elle est fiable, sûre. Qu'elle représente une rue, un petit métier, une scène pittoresque, un commerce ou un groupe, la vulgarisation de la photographie est à l'origine de cet engouement. Ces millions de vues nous renseignent sur l'habitat, les conditions de vie, l'habillement, le commerce...
vendredi 12 octobre 2012
jeudi 11 octobre 2012
mercredi 10 octobre 2012
Il y a 50 ans, la rue de la Victoire
En mai 1964, la rue de la République, rebaptisée depuis rue de la Victoire, n’avait pas encore connu la rénovation. Selon Françoise Panterne, ancienne élue, la destruction de ces habitations était justifiée car malgré l’aspect extérieur correct, ces lieux de résidence cachaient une grande insalubrité.
Quelques mois après seulement, on commençait le chantier de la rue et de la place de la République. Jean Royer, le « maire bâtisseur », va sur le terrain. Il lui arrive de monter sur un bulldozer, comme ici, le 23 novembre 1964.
Les habitations de la place de la Victoire, anciennement place de la République, ont été entièrement détruites, remplacées par des logements type HLM. Ici, le chantier en avril 1971.
mardi 9 octobre 2012
Qui êtes-vous Mr Paul Bert ?
... où plutôt Monsieur Paul Bert et Mister Hyde !
L'homme politique. De nombreuses rues de nos communes et de nombreux établissements scolaires portent son nom car Paul Bert est surtout connu en tant qu'homme politique. Il a laissé sa marque dans trois domaines : l'Instruction Publique, les Cultes et les Colonies. Il a été Député républicain, Ministre de l'Instruction Publique et Ministre des Cultes du gouvernement Gambetta du 14 novembre 1881 au 30 janvier 1882, et Résident Général au Tonkin et en Annam.
Le co-fondateur de l'école publique. Paul Bert a été avec Jules Ferry le père fondateur de l'école laïque et obligatoire (par exemple, loi du 9 août 1879 imposant la création d'au moins une École Normale de garçons mais aussi de filles par département, pour la formation des « hussards noirs »). Il s'attacha spécialement à la scolarisation des enfants et des jeunes filles, et rédigea pour ces lectorats un certain nombre d'ouvrages d'enseignement scientifique d'une grande valeur pédagogique, mais dans lesquels il exprimait - et par lesquels furent diffusées - ses idées concernant la supériorité de la « race blanche ». Ministre des Cultes, il se consacra à la lutte contre le cléricalisme. Il a été membre de plusieurs sociétés de libres penseurs dont la plupart se sont créées au début des années 1880. Il publia en 1881 un manuel d'instruction civique de coloration nettement anticléricale, qui fut mis à l'index par l'Église. Paul Bert fut membre fondateur et vice-président jusqu'à sa mort de l'Union de propagande démocratique anticléricale.
En janvier 1886, il est nommé Résident Général du protectorat de l'Annam-Tonkin. Il arrive à Hannoï le 8 avril 1886. Il y meurt du choléra 7 mois plus tard le 11 novembre 1886.
Le côté sombre. Paul Bert a été un grand rédacteur de manuels scolaires. Certains d'entre eux ont été régulièrement réédités, de 1880 jusqu'aux années 1930. Notre homme y diffuse les « connaissances » anthropologiques en fonction de l'âge des enfants.
Grâce à Paul Bert, des générations de Français apprennent dans les écoles primaires les choses suivantes :
« Tous les hommes ne sont pas identiques à ceux de ce pays-ci. Déjà, dans notre petit village, il y a des blonds et des bruns qui sont assez différents les uns des autres. Vous savez qu'un Flamand, grand et blond, ressemble encore moins à un provencal, petit et très brun. Un Allemand et un Italien sont encore plus dissemblables. Mais enfin, tous les peuples de notre Europe ont la peau blanchâtre comme la nôtre (fig. 21), la figure régulière, le nez droit, la mâchoire d'aplomb, les cheveux plats mais souples, ou même ondulés. Au contraire les Chinois (fig. 22) ont la peau jaunâtre, les cheveux plats, durs et noirs, les yeux obliques, les dents saillantes. Les Nègres (fig. 23) ont la peau noire, les cheveux frisés comme de la laine, les mâchoires en avant, le nez épaté ; ils sont bien moins intelligents que les Chinois, et surtout que les Blancs (...).
Il faut bien voir que les Blancs étant plus intelligents, plus travailleurs, plus courageux que les autres, ont envahi le monde entier et menacent de détruire ou de subjuguer toutes les races inférieures.
Et il y a de ces hommes qui sont vraiment inférieurs. Ainsi l'Australie est peuplée par des hommes de petite taille, à peau noirâtre, à cheveux noirs et droits, à tête très petite, qui vivent en petits groupes, n'ont ni culture ni animaux domestiques (sauf une espèce de chien), et sont fort peu intelligents. Certaines peuplades humaines ne savent même pas faire de feu. (Bert 1887, p 17-18) ».
Le côté sombre. Paul Bert a été un grand rédacteur de manuels scolaires. Certains d'entre eux ont été régulièrement réédités, de 1880 jusqu'aux années 1930. Notre homme y diffuse les « connaissances » anthropologiques en fonction de l'âge des enfants.
Grâce à Paul Bert, des générations de Français apprennent dans les écoles primaires les choses suivantes :
« Tous les hommes ne sont pas identiques à ceux de ce pays-ci. Déjà, dans notre petit village, il y a des blonds et des bruns qui sont assez différents les uns des autres. Vous savez qu'un Flamand, grand et blond, ressemble encore moins à un provencal, petit et très brun. Un Allemand et un Italien sont encore plus dissemblables. Mais enfin, tous les peuples de notre Europe ont la peau blanchâtre comme la nôtre (fig. 21), la figure régulière, le nez droit, la mâchoire d'aplomb, les cheveux plats mais souples, ou même ondulés. Au contraire les Chinois (fig. 22) ont la peau jaunâtre, les cheveux plats, durs et noirs, les yeux obliques, les dents saillantes. Les Nègres (fig. 23) ont la peau noire, les cheveux frisés comme de la laine, les mâchoires en avant, le nez épaté ; ils sont bien moins intelligents que les Chinois, et surtout que les Blancs (...).
Il faut bien voir que les Blancs étant plus intelligents, plus travailleurs, plus courageux que les autres, ont envahi le monde entier et menacent de détruire ou de subjuguer toutes les races inférieures.
Et il y a de ces hommes qui sont vraiment inférieurs. Ainsi l'Australie est peuplée par des hommes de petite taille, à peau noirâtre, à cheveux noirs et droits, à tête très petite, qui vivent en petits groupes, n'ont ni culture ni animaux domestiques (sauf une espèce de chien), et sont fort peu intelligents. Certaines peuplades humaines ne savent même pas faire de feu. (Bert 1887, p 17-18) ».
L'étoile du Sud
... vestige d'une station-service, sur l'ancienne RN 10 :
15 août 2012
Ste Maure de Touraine - D 910
lundi 8 octobre 2012
Qui êtes-vous Mr Edouard Vaillant ?
« La Commune l’avait saisi tout entier », écrit de lui dans les colonnes du journal, Marcel Cachin, directeur de l’Humanité, ce 21 décembre 1915, jour de l’enterrement d’Édouard Vaillant, alors qu’à quelques centaines de kilomètres de là l’on se massacre entre Français et Allemands depuis plus d’un an. Mais Vaillant, à la Commune de Paris de 1871, cela aura été moins le fusil et la barricade – même s’il s’est engagé au 88e bataillon de la garde nationale au moment du siège de Paris par les troupes prussiennes de Bismarck –, que l’école gratuite, laïque et obligatoire.Vaillant est l’un des intellectuels de la Commune. Ancien interne au lycée privé Sainte-Barbe à Paris (1848-1857), il obtient son baccalauréat « ès sciences » à l’âge de dix-sept ans. Il entre à l’École centrale et en sort en 1862 avec le diplôme d’ingénieur des arts et manufactures. Il poursuit ses études, prépare une thèse de médecine et une autre de science. Docteur en médecine, en 1866, il part faire des études de philosophie de l’autre côté du Rhin. Il en revient au déclenchement de la guerre de 1870. Il assiste au congrès de Lausanne et adhère à l’Association internationale des travailleurs fondée par Marx.Il prend part à l’insurrection parisienne du 4 septembre 1870, devient membre du comité de défense constitué par la section française de l’Association internationale des travailleurs, membre du comité central des vingt arrondissements parisiens, contribue à la création de la Ligue de défense à outrance (novembre 1870) et il est l’un des promoteurs de la réunion générale de la garde nationale. C’est à cette époque qu’il noue des relations avec Blanqui, dont il deviendra un fidèle admirateur. Face aux hésitations et aux atermoiements de certains, il s’affirme comme l’un des dirigeants les plus déterminés de l’insurrection parisienne. Le 5 janvier 1871, il est des quatre rédacteurs de l’Affiche rouge qui appelle à la formation de la Commune de Paris.Le 21 avril, il devient le délégué à l’enseignement de la Commune. Dès le 23, il décide de s’entourer de « toutes les personnes qui ont étudié la question de l’enseignement intégral et professionnel » et associe à son activité le peintre Gustave Courbet, l’écrivain Jules Vallès, le militant laïque Jules Miot, l’instituteur Augustin Verdure et le poète et chansonnier Jean-Baptiste Clément. La commission se préoccupe avant tout du recrutement des maîtres du primaire, avec le souci de libérer les écoles communales de la poigne de fer du clergé. Dans une circulaire adressée aux municipalités de la capitale, Vaillant y précise bien qu’« il est essentiel surtout qu’il soit pourvu dans les écoles communales et dans un bref délai au remplacement du personnel religieux par un personnel laïque très actif et très dévoué ».L’idée laïque est très forte chez les Communards. Ainsi, la commission à l’enseignement de la mairie du 20e arrondissement de Paris propose à « l’autorité les dispositions suivantes » : « L’enseignement public est délivré de tout ce qui est contraire à sa sincérité, à sa loyauté, à sa véracité (…). L’enseignement religieux demeure exclu dans l’enseignement public. » Le 16 avril 1871, le 3e arrondissement, après avoir chassé tous les congréganistes des écoles de l’arrondissement informe les parents d’élèves « qu’à l’avenir toutes les fournitures nécessaires à l’instruction seront données gratuitement ». La mairie du 10e prévient le public que « tous les enfants de six à quinze ans, quelles que soient leur nationalité et la religion qu’ils professent, seront admis » à l’école. Pour autant, le projet a bien du mal à s’appliquer. C’est ainsi que dans ses Mémoires d’un communard, Jean Allemane raconte qu’à l’école des filles de la rue des Bernardins, « des mégères envahissaient les classes, se ruaient sur les institutrices, leur relevaient les jupes, les fouettaient jusqu’au sang. Et cela pour la plus grande gloire de la sainte religion ».
Vaillant a en outre deux autres préoccupations. Il entend multiplier les écoles de filles et veut rénover le contenu de l’enseignement, l’ouvrir à la formation aux techniques modernes. De sa formation d’ingénieur et de sa fréquentation de l’Association internationale des travailleurs, il en tire l’idée de mettre sur pied un enseignement polytechnique. Pour lui, l’école doit assurer « à chacun la véritable base de l’égalité sociale, l’instruction intégrale à laquelle chacun a droit, et lui facilitant l’apprentissage et l’exercice de la profession vers laquelle le dirigent ses goûts et ses aptitudes ». Dès le 6 mai, le délégué à l’enseignement fait placarder sur les murs de la capitale un avis annonçant que, dans un établissement jusque-là tenu par les jésuites et possédant l’équipement nécessaire, ouvrira la première école professionnelle. Le 21 mai, l’ouverture des portes est annoncée pour le lendemain au no 18 de la rue Lhomond, dans le 5e arrondissement. Elle ne se fera pas. Ce jour-là les versaillais entrent dans Paris.
Vaillant parvient à s’enfuir, gagne Londres où il siège au Conseil général de l’Internationale. Le 22 juillet 1872, Vaillant est condamné à mort par le conseil de guerre de Versailles. Entré en relation avec Marx, il commence à être influencé par le marxisme qui va supplanter le proudhonisme, jusque-là prédominant dans ses idées sociales. En 1880, après l’amnistie, il revient à Paris et fonde avec Blanqui le journal Ni Dieu ni maître ! En 1884, il est élu conseiller municipal de Paris pour le quartier du Père-Lachaise puis, en 1889, député du 20e arrondissement, siège qu’il occupera jusqu’à sa mort. De l’affaire Dreyfus à la déclaration de guerre, en 1914, il sera l’adepte d’un socialisme radical avant de s’égarer, lui aussi, dans les marécages de l’union sacrée en faveur de la guerre, après l’assassinat de Jaurès.
Ingénieur, docteur en médecine, philosophe, cet intellectuel de la Commune voyait dans l’école « la véritable base de l’égalité sociale ». Il voulait multiplier les écoles de filles.Article paru dans l'Humanité.fr le 2.08.11
Rue de Paris - Aujourd'hui Édouard Vaillant
dimanche 7 octobre 2012
Vouvray : les compagnons défilent
Fête annuelle de
7 octobre 2012
Si vous vous reconnaissez sur une photo et si vous ne désirez pas figurer sur ce blog, merci de m'adresser un courriel, je retirerai la photo immédiatement... Je précise que je suis photographe très amateur et que mon but n'est en aucun cas de me moquer, ni de tourner en dérision les personnes photographiées... Juste garder des traces de la vie qui passe... Merci de votre compréhension.
Quelques mots du Compagnonnage :
La cayenne : lieu de réunion des Compagnons ; en quelque sorte leur siège. On parle de « la cayenne de Tours », pour évoquer la section de Tours.
Une dame-hôtesse : épouse d'un Compagnon, elle accueille et écoute les jeunes.
Une mère : après cinq ans d'exercice, une dame-hôtesse devient mère, si les Compagnons jugent qu'elle en est digne.
Un aspirant : jeune effectuant son tour de France (tous ne le font plus) et ayant été adopté, se préparant à devenir Compagnon.
Un rôleur : Compagnon chargé de conduire les fêtes et les cérémonies ou chargé d'une responsabilité particulière. A la cayenne de Tours, ils sont deux : Hennuyer la clé des cœurs et Tourangeau la persévérance.
Noms : chaque aspirant prend le nom de sa région. Quand il devient Compagnon, on y ajoute sa principale qualité.
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