Le portable des années 1900, l'e-mail avant la lettre, c'est la carte postale. D'un coût modique, elle est fiable, sûre. Qu'elle représente une rue, un petit métier, une scène pittoresque, un commerce ou un groupe, la vulgarisation de la photographie est à l'origine de cet engouement. Ces millions de vues nous renseignent sur l'habitat, les conditions de vie, l'habillement, le commerce...

jeudi 1 novembre 2012

Qui êtes-vous Mr Losserand ?


En balade photos au cimetière La Salle, je suis tombé
sur le buste de Losserand :



accompagné de cette épitaphe :



On sait peu de choses sur Losserand (source : Wikipédia) :


1848-1882 : les prémices du mouvement ouvrier tourangeau


1848 : Les Tourangeaux envoient un ouvrier des chemins de fer, le mécanicien Jullien, les représenter à la Constituante. Leur résistance à l’Empire leur vaut de nombreuses persécutions.

1880 : Tours connait les premiers vagissements du mouvement ouvrier. Fautras, regroupe les travailleurs en Union syndicale et fonde un groupe politique : l’Avant-Garde. Fautras assiste au Congrès du Havre, délégué par l’Union syndicale. Il se prononce pour les résolutions votées par les délégués socialistes à la salle de l’Union Lyrique.

1882 : Lors de la scission de Saint-Étienne, Fautras, Losserand, Bellay, Léon Dufour, Levrelle, prennent position avec les "possibilistes".

1884 : L’Avant-Garde disparue, un nouveau groupe lui succède : La Sentinelle, dont l’active propagande se poursuit jusqu’en 1890. Elle fait élire au Conseil municipal de Tours Léon Dufour, Losserand et Dry et appelle, dans la période suivante tous les orateurs "possibilistes" de l’époque : Jean Allemane, Paul Brousse, Clément, Chabert, Paulard, Joffrin, etc. Elle fonde des groupements à Loches, Château-Renault, Amboise, Chinon, Vouvray.

Mai 1888 : Aux élections municipales de Tours, une liste socialiste est présentée avec un programme de lutte de classe, les candidats sont : Losserand, Léon Dufour, Dry, Levrelle, Taureau, Rétif ; ils réunissent une moyenne de 600 suffrages.

1882 : Levrelle et Rétif représentent au Congrès International de 1882 le groupe La Sentinelle. Puis se succéde une période d’affaissement ; les Syndicats se sont disséminés, sans lien entre eux ; le seul local à leur disposition est repris par la ville ; ensuite, sur l’insistance de Levrelle, la municipalité consent à prêter un local place du Château-Neuf, où s’installe l’embryon de Bourse du Travail.

1890 : Le seul Syndicat ayant conservé sa vitalité est celui des tisseurs ; les militants de La Sentinelle réussissent à donner quelque animation au mouvement syndical.

1894 : Congrès national des organisations "possibilistes" à Tours.

1896 : Congrès nationaux de la Fédération des Bourses et de la Confédération Générale du Travail à Tours.


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